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Pratiquer le Hatha Yoga


Yoga vient d’une très ancienne racine que nous retrouvons en Français avec les mots « joindre », jonction, « joug ». C’est l’idée d’unification intérieure qui prime. La terre d’origine du yoga est l’Inde : son histoire est étroitement liée à celle de la civilisation indienne. C’est une méthode élaborée depuis la plus lointaine antiquité pour aider les hommes à trouver bien-être, bonheur et unité dans leur corps et leur âme.

Le yoga  propose des approches très variées ; autant de maîtres, autant d’interprétations d’une base commune faite de postures, d’exercices respiratoires, de techniques de concentration. Pendant des siècles, les Indiens ont découvert et affiné de nombreux moyens pour parvenir à la sérénité.
En occident, cela peut aller de la simple détente, jusqu’à une recherche spirituelle, ce qu’on appelle la « méditation. »


La pratique régulière des postures favorise la mobilité de la colonne vertébrale, en sollicitant les articulations, les nerfs, les muscles, et en exerçant une action sur tous les organes. Les systèmes digestif  et respiratoire s’en trouvent stimulés et la circulation sanguine améliorée. La répétition de mouvements et d’exercices précis, permet d’assouplir les articulations, de délier le corps, de faire circuler les énergies, et de dénouer certaines tensions, notamment cervicales ou dorsales.

Toutefois, la comparaison avec une pratique sportive classique, s’arrête là. En effet, il est fortement recommandé de ne jamais « forcer » son corps, de ne pas aller au-delà de ses limites, de ne pas entrer dans une démarche de dépassement et de compétition.

A chaque mouvement réalisé, correspond une respiration appropriée. En effet, au delà des « asanas » ou postures, la pratique du yoga est particulièrement orientée vers la conscience du souffle et de sa modulation.

Le souffle est considéré par les yogis comme étroitement lié au mental : un souffle désordonné, saccadé est le signe d’un mental dispersé et perturbé. A l’inverse, une respiration complète et profonde, qui implique développement et amplification des mouvements respiratoires permet d’accéder progressivement à  la régularisation consciente de l’inspiration et de l’expiration, et par voie de conséquence,  permet au mental de s’apaiser.


Par ses efforts de concentration, l’esprit tourné vers le corps, la visualisation des différentes parties du corps, l’écoute du souffle,  le pratiquant, se met donc « entre parenthèses » ;  il s’extrait momentanément du tourbillon de la vie quotidienne, pour être simplement là, sur le tapis, concentré sur la posture, s’écoutant vivre, bouger et respirer.